Récit de ma battue au sanglier du 29/11

Hunting is my lifestyle

Récit de ma battue au sanglier du 29/11

Ce mercredi 29 novembre, j’ai eu la chance d’être invitée à participer à une battue que j’aime beaucoup dans une commune voisine à la mienne, dans les Pyrénées-Orientales.

A 5H30, le réveil sonne. Tout le monde dort encore mais les loulous lèvent une oreille : « on va chasser ? ». J’acquiesce, me lève, nous nous préparons et partons.  Après une heure de trajet, nous arrivons au rendez-vous de chasse. C’est le moment de saluer tout le monde, d’attribuer les postes et discuter de chasse en prenant un petit café. A 7H30, les postés partent. Nous lâcherons les chiens à 8H30. C’est l’heure du deuxième café, entre traqueurs cette fois. Nous sommes 8. La discussion tourne bien évidemment autour de nos chiens, de leur travail, de notre passion.

8H30 sonne et les différents traqueurs partent en binôme. Nous préparons les chiens et je pars avec Eric, le chef de battue. Pendant le court trajet, il me présente les différentes parties du territoire, et me raconte des anecdotes. Nous arrivons sur le lieu de départ, plein centre de la battue. Une fois les armes sorties du 4×4 et les colliers installés, les chiens sont lâchés.

 

Nous nous engageons dans la forêt et les chiens prospectent autour de nous. Dix minutes plus tard, un aboiement retentit. Deux des chiens prennent un pied et commencent à mener. Ils s’arrêtent 50m plus loin et se mettent au ferme. Eric et moi courons, et nous approchons de la remise. Impossible d’entrer dans ce roncier. Eric me dit de me placer sur le coté droit, et se place quant à lui sur la gauche. L’adrénaline monte. Nous entendons la végétation craquer et les chiens aboyer. Quelques secondes plus tard, le sanglier nous échappe, en décidant de zigzaguer à travers les genêts. Les voix des chiens s’éloignent et un coup de feu brise l’harmonie de la menée. L’air siffle, puis, plus un bruit. « Il est sans doute mort » me chuchote Eric, et nous partons en direction du tir.

En arrivant au poste en question, nous apprenons que le sanglier a filé. « Je l’ai tiré quand il passait dans le clair, juste en contrebas, mais il est reparti sur la gauche ». Nous lui demandons des précisions et il nous guide sur le lieux de l’anschluss. « Il est touché ! ».

 

 Une large tache de sang se dessine sur le sol. L’adrénaline commence à remonter. Nous suivons les gouttelettes, et 30m plus loin, arrivons au sanglier, mort au pied d’un arbre. « C’est bon, il est mort » crie Eric au posté. C’est un beau petit mâle d’un peu plus d’une 20e de kilos. Nous le tirons jusqu’au chemin le plus proche, et repartons.

A peine remis en marche, nous entendons 2 coups de feu au loin. Les chiens se dirigent vers les tirs. « Il n’y a pas de poste à cet endroit, ce doivent être les traqueurs » m’explique Eric, en embrayant le pas. Après une demi-heure de marche, nous rencontrons lesdits traqueurs. Ils nous racontent leur matinée et nous annoncent leur résultat : « ils étaient deux, un de 90 kilos, l’autre de 50 et se défilaient. Les deux sont tombés ». Wow ! Et à peine avaient-ils fini, que les chiens se mettent à tourner dans un roncier.

A quelques mètres de nous, et ce en quelques secondes seulement, les chiens se remettent au ferme. Et dire qu’ils étaient là depuis le début… Les chiens commencent à bouger et chacun se positionne en silence. Mon pouls s’accélère et j’arme ma carabine. J’attends. Tout à coup, deux petits marcassins pointent leur nez. Juste adorables. « Ne tirez pas, ce sont des bébés, et leur mère ne doit pas êtreloin » leur dis-je. Nous arrêtons les chiens tant bien que mal.

 

Il est déjà midi. Le chef de battue décide de corner et donne rendez-vous à tout le monde en haut d’une colline, à la croisée des pistes. Une fois tous les chasseurs arrivés, nous faisons le bilan. Au tableau, quatre sangliers et une chevrette. Nous échangeons les uns avec les autres et nous racontons notre matinée, puis partons pour le pavillon de chasse.

A peine arrivés, nous pesons chaque gibier, puis dépeçons dans la convivialité et la bonne humeur. Chacun met la main à la patte, et en 40mn, les parts sont faites. C’est l’heure de l’apéritif ! Nous discutons, rions, et nous racontons nos meilleures anecdotes de chasse.

Ensuite, nous nous mettons à table, et dégustons ensemble une fondue de biche et de boeuf. Le top ! Le repas dure, et dure, sans que nous voyions le temps passer. A 16H, je regarde ma montre : Oups ! Il est temps de rentrer.

Encore une journée de partage riche en émotions. Merci à cette ACCA pour son invitation, son accueil, sa convivialité et sa délicieuse cuisine !

Johanna CLERMONT

N’hésitez pas à réserver une chasse avec moi (cliquez ICI)

4 Responses

  1. LJC dit :

    Les paysages derrière… <3
    j'imagine les postes !! 😁👍💥
    Bravo l'équipe !

  2. Lopez pascal dit :

    Trés trés bien continue comme ça.

  3. Maxime rousset dit :

    Tu chasse ou dans les Pyrénées orientale car je connais la bas moi je chasse dans l’Ariège et continue comme sa ton blog va grandir

  4. leila dit :

    Je te félicite . J’ai lu plein de sites où sa parle de toi , je trouve sa génial ce que tu fais . Moi aussi je vais devenir chasseresse. (Dans 1 ans chasse accompagner dans 2 ans chasse seul) . Je ne te connais pas mais tu as l’air d’être une fille géniale . Tout ce que tu dis est vraie (sur la p.ace de la femme à la chasse)

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