Récit de ma battue en montagne du 9/12

Hunting is my lifestyle

Récit de ma battue en montagne du 9/12

Ce samedi 9 décembre, comme à mon habitude, je pars chasser dans mes montagnes pyrénéennes en compagnie de mes Loulous. Mais ce jour très spécial restera particulièrement gravé dans ma mémoire.

Le rendez-vous de chasse est donné, comme toujours, à 6H30 pétante. Aujourd’hui cependant, tout le monde semble s’être réveillé en avance et trépigne d’impatience de partir à la chasse. Il fait frais et l’air ne souffle pas : un temps idéal ! Le chef de battue attribue les postes, énonce les consignes de sécurité, puis se tourne vers les traqueurs et distribue les zones de chacun. Tout le monde part se placer. Les chiens seront lâchés à 8H00.

8H15, les premiers aboiements de Maddy retentissent. Dans l’immensité des bois, elle s’éloigne. Deux coups de feu sifflent, puis plus rien. Maddy revient sur ses pas et m’arrive enfin. « Alors Mad, c’était quoi ? ». Deux fois deux coups de trompe sonnent. « Deux cerfs Maddy ? » C’est au tour de Sweety qui, à quelques mètres de là, m’interrompt et prend un autre pied. Maddy la suit. Je me retrouve à avancer difficilement entre les épines noires et les épais genêts, avec Nelson qui prospecte autour de moi.

Arrivés au sommet d’une crête, au bout d’une petite heure de marche, Nelson s’arrête. Il écoute. J’entends des branches craquer au loin, mais ne vois rien. Je respire doucement. Nelson s’avance vers le bruit, et commence à aboyer. Mon coeur bat de plus en plus fort. Je me décale, et charge ma Roessler, ajuste ma lunette Geco (réticule x4). En contrebas, une clairière boisée me dessine un champs de tir parfait. Je me positionne, et attends. J’entends les craquements avancer et sens l’adrénaline monter. J’aperçois finalement qui descendent, une chevrette et son chevrillard. Ma respiration s’accélère, et je mets en jou le petit.

Ces quelques fractions de secondes sont des heures, je me concentre… puis presse la détente et la RWS Evo en 7×64 part. J’aperçois le chevillard faire deux pas de coté, et il tombe. Nelson arrive au corps quelques secondes plus tard. « Bravo Néné ». Je tremble encore d’émotions. Je descends la pente en courant. Magnifique ! Un si bel animal est tombé pour moi, pour mon chien, pour ma passion.

Une fois remise de mes émotions, je tire tant bien que mal ma prise jusqu’au chemin le plus proche. L’heure de la fin sonne. Les trompes de chasse raisonnent. C’est midi. Magnifique matinée. C’est parti, on va chercher les chiens, et on rentre dépouiller les deux cerfs, le sanglier et les deux chevreuils d’aujourd’hui.

Merci encore à St-Hubert, à mes chiens, à mon équipe.

Johanna Clermont

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2 Responses

  1. Julien joubert dit :

    Je viens de lire se magnifique récit que tu as écrit sa avais l’ère trop cool .
    Un jour je viendrai pour voir même si je n’ai encore jamais chassé ^^

  2. Ysengrin dit :

    Ou est ce qu’elles auront lieu les battues du 26 et 27 dans les Pyrénées…

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